Charte de la rédaction
La méthode
Un média qui publie des chiffres sur des entreprises réelles doit dire d'où ils viennent, ce qu'il en déduit, et ce qu'il ignore. Ces règles sont opposables : si nous les enfreignons, écrivez-nous.
Ce à quoi nous nous engageons
Sept règles
- Documents publics uniquement. Comptes annuels déposés aux greffes des tribunaux de commerce, registre national des entreprises, annonces du BODACC, publications obligatoires des sociétés cotées. Nous ne publions pas de document obtenu autrement.
- Jamais un chiffre sans son périmètre. Chaque montant est accompagné de son entité juridique, de son numéro SIREN et de son exercice. Le résultat d'une filiale n'est pas celui d'un groupe, et un chiffre sans périmètre ne veut rien dire.
- Les faits et les déductions sont séparés. Chaque enquête se lit à trois niveaux, dans trois blocs distincts : « Les comptes disent », un montant lu dans un document déposé ; « COMBIEN calcule », un ratio, une variation, une somme ; « COMBIEN en déduit », une interprétation ou une hypothèse, sur fond hachuré. Un chiffre ne change pas de niveau en route : notre outil de publication refuse un calcul ou une déduction hors de son bloc.
- Aucune personne mise en cause. Nous analysons des entreprises, pas des dirigeants. Nous ne publions aucune rémunération individuelle qui ne soit pas déjà publique et nous n'évaluons jamais la solvabilité d'une société, ni ne pronostiquons sa défaillance.
- Ce qu'on ne sait pas est publié. Chaque enquête comporte une rubrique « Ce qu'on ne sait pas encore ». Une information manquante annoncée vaut mieux qu'une conclusion forcée.
- Les erreurs sont corrigées vite et en public. Une erreur signalée est corrigée dans l'heure, la correction reste visible sur la page et est rappelée dans l'édition suivante.
- Chaque chiffre est à un clic de son document. Chaque enquête renvoie aux comptes déposés de l'entreprise sur le registre national des entreprises, depuis sa fiche comme depuis la bibliothèque, donne la date de l'annonce de leur dépôt au BODACC, et dit d'où vient chaque montant : lu sur le document, dans les données ouvertes de l'État, ou chez un service de rediffusion. Un chiffre que le lecteur ne peut pas retrouver n'a rien à faire ici.
Droit de réponse
Toute entreprise citée dans une enquête peut demander la publication d'une réponse. Elle est publiée intégralement, en tête de l'enquête concernée, sans commentaire de notre part et sans condition de longueur raisonnable. Nous n'exigeons ni contrepartie, ni retrait de l'article.
Écrivez à redaction@combien-media.fr en précisant l'enquête concernée et en indiquant « droit de réponse » en objet. Nous répondons sous 48 heures ouvrées.
Si vous estimez qu'un chiffre publié est faux, envoyez le document qui le prouve : nous corrigeons avant même de discuter du reste.
Indépendance et publicité
Aucune entreprise analysée n'est cliente, actionnaire ou partenaire du média, et les entreprises analysées ne peuvent pas acheter d'espace publicitaire.
Quand la newsletter comportera des encarts sponsorisés, ils seront signalés comme publicité, n'auront aucun droit de regard sur le contenu, et ne concerneront jamais le secteur analysé dans la même édition.
Nous ne pratiquons pas l'article sponsorisé, ni le publireportage, ni le déréférencement payant d'une enquête.
D'où viennent les chiffres
Les montants que nous publions viennent des comptes déposés au greffe. Nous les lisons par trois voies, et chaque enquête dit laquelle dans ses sources.
- Le document lui-même : les comptes déposés, ou, pour une société cotée, le document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers, qui les reproduit. C'est la référence.
- Les données ouvertes de l'État : les ratios financiers que le ministère de l'Économie publie à partir des comptes déposés. Les montants y sont exacts, à l'euro, mais ne couvrent ni toutes les lignes, ni toutes les années.
- Les services de rediffusion, comme Pappers, pour les lignes que les données ouvertes ne donnent pas : trésorerie, fonds propres, effectif. Nous les nommons chaque fois.
Quand deux sources divergent, nous publions l'écart plutôt que de choisir en silence, en attendant de lire le dépôt.
Trésorerie. Ce que nous appelons trésorerie au bilan : les disponibilités et les valeurs mobilières de placement inscrites à l'actif, hors actions propres de la société, sans déduire les découverts bancaires. Pour des comptes consolidés en normes internationales, c'est la ligne « trésorerie et équivalents de trésorerie ». Les services de rediffusion ne l'entendent pas tous de la même façon : quand nous reprenons leur montant, nous le disons.
Effectif. L'effectif moyen qui figure dans les comptes, en précisant s'il vient du document ou d'un service de rediffusion ; à défaut, la tranche du répertoire Sirene de l'Insee, présentée comme une tranche.
Arrondis. Un montant s'écrit comme dans le document, à l'euro. Un montant en millions est un arrondi, et se lit comme tel. Les marges, les variations et les rapports « pour 100 € de ventes » sont des calculs, à deux décimales.
Corrections
Chaque correction est publiée sur la page des corrections, datée, avec le texte initial et le texte rectifié, et un lien permanent. Elle est signalée à la fin de l'enquête corrigée, avec un lien depuis sa signature, et rappelée au pied de l'édition suivante comme dans sa newsletter. Son intitulé dit ce qui était faux, pas ce que nous avons changé : « trésorerie publiée arrondie sans l'indiquer », plutôt que « trésorerie donnée à l'euro ».